Tirage c-print 30 x 40 cm, contrecollé sur alluminium, 2012.
« Si la parole, fugace dans l’instant, révèle la perception, pour moi, la photographie permet de la montrer. La photographie est la parole silencieuse des images qui demeurent au-delà de l’instant.»
Makiko Kamohara
Dans ses images apparaissent un élément, indice du lieu, un objet, un jeu de lumières. Débris de l'espace ? Image mentale ? La photographie est le moyen d'apprécier les différentes qualités du silence, ses nuances, de contempler les bruissements de la pensée comme le ressac des vagues.
Le quadriptyque Terre Marne montre le profil d'une femme, adossée à la terre. Derrière elle, on découvre le déploiement de son intériorité : aspects variés de la roche, fentes glissantes, arêtes étroites, pans abrupts sous-différents angles, vue d’ensemble, plan resserré...
Les dénivelés de la « Terre-roche », ses replis de dunes en drapé, qui tantôt se font peau, esthétisent l’âpre beauté de ses failles. Les marnes, matière terrestre, les roches sédimentaires, les strates mémorielles comme des stries. Ainsi la terre éveille l’idée d’immensité tranquille et de grandeur. La matière ici illustre l’aspect substantiel de la pensée. La terre sous l’effet du temps devient friable et ainsi vont les pensées.

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